La plate-forme dédiée aux petites annonces, créée en 2006, diffuse gratuitement pas moins de 77.000 offres d'emploi par jour.
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C'est la grande nouveauté de ces dernières années, celle que personne ou presque n'avait anticipée: la percée fulgurante du site Leboncoin.fr sur le secteur porteur des offres d'emploi. La plate-forme dédiée aux petites annonces, créée en 2006, revendique désormais la place de numéro deux du marché, derrière pole-emploi.fr, avec 77.000 offres par jour.
«Lorsque la partie emploi du site a décollé en 2011, nous recueillions surtout des offres pour des postes non qualifiés, notamment de travailleurs saisonniers ou d'intérimaires, raconte Antoine Jouteau, directeur général adjoint de Leboncoin.fr. Depuis un an, l'offre s'est enrichie, les professionnels de l'artisanat, du bâtiment, du commercede proximité s'étant mis à utiliser le site. Et depuis quelques mois, des annonces pour des postes de cadre, du type développeur informatique ou responsable de magasin, passent aussi par nous.»
L'image d'un site surtout actif pour l'emploi à domicile (nounous, femmes de ménage…) n'est donc plus d'actualité. Plus de 20.000 entreprises utilisent désormais Leboncoin.fr pour recruter. Il s'agit essentiellement de TPE et de PME.
Pourvoir des profils rares
Ce qui les séduit? La gratuité de la publication: la société ne paye rien pour mettre son annonce sur Leboncoin.fr, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des sites privés spécialisés dans les offres d'emploi. Leboncoin.fr est également très simple d'utilisation. Et, surtout, les chefs d'entreprise ont compris l'intérêt qu'il y avait à diffuser une annonce sur un site visité chaque jour par 6 à 7 millions de personnes.
«Grâce à cette audience, les entreprises arrivent à pourvoir des profils rares, comme ceux de conducteurs d'engin dans le BTP», fait remarquer Antoine Jouteau. L'ancrage local du «Boncoin» est aussi un atout, les recrutés cherchant le plus souvent un emploi près de chez eux.
Annonces équivoques
Reste que la simplicité du site peut aussi se transformer en handicap. Ce sont les chefs d'entreprise eux-mêmes qui rédigent leurs annonces. Or, en la matière, il existe de nombreuses obligations. Il est interdit notamment de faire mention de critères discriminants (sur le sexe, l'âge, la «race»…). Les dirigeants du Boncoin affirment que les annonces sont relues et vérifiées.
Mais certains concurrents en doutent. Et soulignent qu'il peut rester des annonces équivoques. «Pour leur image, les entreprises qui sont clientes ne veulent pas se retrouver mêler à ce genre d'annonces», souligne l'un d'eux.
Le taux de sucre dans le sang est étroitement associé à l'agressivité manifestée au sein d'un couple, révèle une étude américaine.
Tous les couples peuvent en témoigner: même si l'amour est vif entre deux personnes, la vie commune n'est pas nécessairement sereine, et il est considéré comme normal, voire sain, de se disputer parfois avec son partenaire. Néanmoins, certains facteurs peuvent renforcer inutilement l'agressivité. C'est d'ailleurs pour vérifier l'hypothèse que la faim (et le manque de sucre dans le sang qui en résulte) pouvait expliquer une partie des disputes conjugales qu'une équipe de chercheurs américains s'est livrée à des expériences… inventives.
Dans un premier temps, les scientifiques entourant Brad Bushman, psychologue à l'université d'État de l'Ohio (États-Unis), ont confié à 107 couples mariés des poupées vaudous. Pendant 21 jours, les volontaires avaient comme consigne de piquer autant qu'ils le souhaitaient la figurine censée représenter leur conjoint. La poupée était fournie avec 51 aiguilles.
Chaque soir, les individus laissaient donc s'exprimer symboliquement leur colère. En parallèle, ils devaient aussi mesurer leur taux de glucose sanguin, avant le coucher et au réveil à jeun.
Les résultats, publiés dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), montrent que plus le taux de sucre était bas, plus le nombre d'épingles plantées dans la poupée vaudou était élevé. Et ce, même en prenant en compte le degré de satisfaction conjugale revendiqué par les participants.
Le cerveau, gros consommateur de sucre
À la fin de ces trois semaines, les mêmes couples se sont vu proposer une autre expérience riche d'enseignements. Les conjoints devaient d'abord s'affronter dans un jeu vidéo. À l'issue de la partie, le gagnant remportait le droit de soumettre sa tendre moitié à un supplice original: un bain sonore combinant roulettes de dentiste, sirènes et grincements d'ongles sur un tableau noir, pendant aussi longtemps et aussi fort qu'il le souhaitait. En réalité, le partenaire n'était pas exposé au bruit, mais le gagnant l'ignorait.
Là encore, les individus les plus cruels étaient ceux qui présentaient le taux de glucose sanguin le plus faible. Un croisement des résultats a enfin révélé qu'il s'agissait des mêmes personnes qui avaient planté le plus d'aiguilles dans leur poupée vaudou.
Brad Bushman apporte une explication très rationnelle à ces comportements: le contrôle de soi demande au cerveau de l'énergie, qui lui est apportée par le glucose, son principal carburant. Sans glucose, il est donc plus difficile de se maîtriser. «Le cerveau ne compte que pour 2 % de notre poids, mais il consomme 20 % de nos calories», rappelle le chercheur.
La conclusion pourrait être un nouvel adage pour la félicité conjugale. Si l'on connaît le précepte qui recommande à un couple de ne «jamais s'endormir fâchés», cette étude pourrait y ajouter un nouveau: «attendre d'avoir dîné pour discuter».
"Chacun devrait savoir comment programmer un ordinateur parce que ça apprend à penser". 20 ans après Steve Jobs, les pouvoirs publics commencent à parler apprentissage du code. Car avec tablettes, imprimantes 3D et autres robots Lego, il y a vraiment de quoi s'amuser !
Le code à l'école? On n'est pas les premiers à y penser. L'Estonie a ouvert le bal avec l'enseignement des bases de Java et C++ dans des écoles pliotes en 2012. Depuis, la Finlande et la Grande-Bretagne ont sérieusement évoqué la mise en place de cours de programmation dès l'école primaire. Et en décembre dernier, c'est Barack Obama qui incitait les jeunes américains à apprendre à coder. https://www.youtube.com/watch?v=6XvmhE1J9PY
Pour une fois, la France a réagi assez vite. En février dernier, François Hollande le promet depuis la Silicon Valley, mais dans un autre style que celui du président américain: le "codage" à l'école, on va s'y mettre. Un plan sur l'e-éducation est d'ailleurs en préparation. https://www.youtube.com/watch?v=DM9Wggvox7k
Des coding goûters...
La promesse n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Mercredi 2 avril, les adeptes du "coder pour décoder" fondent le Collectif Code Junior. Leur but? Démocratiser la "Culture code", et notamment l'idée que le code permet un meilleur usage des outils numériques. Mais aussi proposer un portail qui recense les ateliers sur ce thème. Celui de l'école Simplon est organisé par l'association Kids Coding Club de Montreuil.
Un atelier gratuit au Kids coding club, par Marion Dubreuil
Les coding goûters, ça plaît autant aux garçons qu'aux filles !
...au code à l'école
Problème: les coding goûters, ça coûte cher (28 euros au Kids coding club, à l'exception de certains ateliers gratuits). Et ça ne concerne qu'une minorité d'enfants. Pour François Tort, chercheuse à Normale Sup et pédagogue de l'informatique, c'est à l'école que ça doit se passer, dès le primaire. Pour le moment, les enseignants sont simplement encouragés à utiliser les outils informatiques dans toutes les matières. Selon elle, l'apprentissage du code est l'occasion rêvée d'en faire une discipline à part entière.
On peut faire des exercices très simples, pour montrer aux enfants l'intérêt du codage des informations. C'est une parfaite initiation à l'informatique.
Un des robots "sumo" de la classe de Sampiero Porri
Un instituteur de CM2 parisien, Sampierro Porri, tente déjà l'expérience. Cette année, ses élèves créent des robots "sumo", capables d'éjecter leur adversaire hors d'une zone de combat. Gros succès chez les enfants. Mais le professeur ne plaide pas pour autant pour un enseignement obligatoire du code. "J'ai mis en place cet atelier pendant que certains de mes collègues font de l'histoire de l'art ou du théatre. Pour moi, l'informatique, c'est simplement l'un des champs de la créativité".
Victoria Gandit Lelandais (Sandbox) | Victoria Gandit Lelandais
A 9 ans, Chief Nyamweya se retrouve dans une ferme à l'extrême ouest du Kenyaoù ses parents quadras s'improvisent agriculteurs, en pleine débâcle économique, pour nourrir leurs cinq enfants. Deux décennies plus tard, Chief Nyamweya est avocat, artiste-illustrateur et fondateur de Tsunami, studio de Nairobi qui produit des films d'animation.
A 17 ans, Bel Pesce remplit un carton d'objets résumant sa vie avant de sonnerchez un diplômé brésilien du Massachusetts Institute of Technology (MIT), forçant le destin pour être admise dans « l'université de es rêves ». Neuf ans plus tard, diplôme en poche, une start-up revendue des millions de dollars et un livre téléchargé par 2 millions de Brésiliens, elle a créé une école, en novembre 2013, dont les cours sont déjà suivis par 25 000 internautes.
Les verres Essilor Xperio s'adaptent à votre vue et suppriment l'éblouissement du au soleil.
A 3 ans et demi, Marita Cheng et son frère quittent Hongkong pour Melbourne, où leur mère, femme de chambre, bénéficie du programme de logement pour les sans-abri. Vingt ans plus tard, Marita Cheng est élue, en 2012, « jeune Australienne de l'année » pour la création de Robogals, organisation internationale rassemblant seize universités qui encourage l'engagement des femmes dans les études scientifiques. Elle dirige aujourd'hui une start-up de robotique.
Rien ne prédestinait Chief Nyamweya, Marita Cheng et Bel Pesce à se rencontrer. Et, pourtant, tous trois sont liés, membres d'une même « famille » mondiale dénommée Sandbox, littéralement le « bac à sable ». Un réseau de 1 100 personnes triées sur le volet que 25 000 jeunes de moins de 30 ans ont déjà tenté d'intégrer, sans succès. Fondée par quatre Suisses et un Allemand en 2008, la communauté s'affiche sur le Web en anglais, annonçant « Sandbox is a mobile society of the world's most extraordinary young game changers ». Comprendre de jeunes créatifs à haut potentiel, qui veulent changer le monde à coups de projets innovants.
Entrepreneurs, médecins, artistes, sportifs… les profils les plus divers sont recherchés. Plusieurs centaines d'entre eux ont d'ailleurs, avant ou depuis leur « sandboxisation », donné des conférences TED (Technology, Entertainment and Design) le Graal d'un créatif. Point de catalogue en ligne, mais point de culte du secret non plus, certains s'affichant « sandboxers » sur leur compte Twitter. Et tous réseautent intensément en postant des messages sur leur page Facebookprivée. Une application maison devrait, dans quelques semaines, leur permettrede communiquer et de se géolocaliser en toute tranquillité.
DES PERSONNALITÉS ATYPIQUES
« Sandbox est un accélérateur de sérendipité. Nous étions faits pour nousrencontrer », explique Rand Hindi, Français d'origine libanaise brassant actuellement des big data. « Les sandboxers n'entrent pas dans les moules et, avec eux, je n'ai pas honte de parler de mes idées folles. Nous nous inspirons mutuellement. » Des personnalités atypiques sachant diverger – être créatives – et converger – en faire quelque chose dans le système –, qui trouvent là des compagnons de jeu planétaires. « J'ai beaucoup d'idées, je suis difficile à suivre et j'ai toujours été un peu seule. Il y a deux ans, j'avais quelques amis. Maintenant, j'ai l'impression d'en avoir 1 000 », explique Mykim Dang, directrice de création d'une boîte techno à Boston mais aussi designer de skateboards.
Fulgurant parcours pour cette organisation d'à peine six ans. Antoine Verdon, désormais investisseur à Zurich, se rappelle : « Nous étions cinq amis, Nico, Fabian , Séverin, Christian et moi, explique-t-il. La vie nous a un peu éloignés et nous avons découvert que s'être connus très tôt permettait de nous entraider à distance. Nous avons voulu élargir le cercle. » La bande organise alors des dîners de recrutement. « A l'évidence, certaines personnes ajoutaient de la valeur dans les conversations, d'autres moins », se souvient-il. D'où, très vite, des critères de sélection : « Nous cherchions des personnes porteuses de projets, créatives, ambitieuses, avec des parcours et des origines les plus diverses possible. »Antoine Verdon reste en Suisse, les autres partent à Londres, aux Etats-Unis et àSingapour… lançant, en 2009, l'internationalisation du « bac à sable » « lieu d'expérimentation, informel, toujours en construction », précise-t-il pour expliquerle nom du réseau désormais présent dans trente-cinq métropoles, appelées « hubs ».
UN « WOW PROJECT »
Empiriquement, un prérequis plus informel est édicté. « No ashole. Une façon d'écarter des gens qui veulent bénéficier du réseau sans rien apporter », ajoute Antoine Verdon. A Paris, par exemple, « les candidats potentiels sont invités pendant six mois aux réunions. Les ego-centrés qui la ramènent tout le temps ne passeront pas le filtre. Les sandboxers deviennent naturellement des potes »,explique Cécile Monteil, ambassadrice parisienne, chargée, comme une centaine d'autres dans le monde, d'animer et de fairecroître le réseau à coups de réunions mensuelles et de week-ends annuels. Avec déjà un petit côté club de rencontre 3.0 : deux bébés estampillés Sandbox ont déjà vu le jour.
Une fois par an, la porte s'ouvre aux candidatures extérieures. « Vous avez moins de 30 ans, vous avez montré de l'excellence dans votre domaine, vous voulezavoir un impact positif sur le monde par votre travail et vos projets », explique le formulaire accessible en ligne. Si les réponses du candidat sont acceptées par le siège londonien, l'impétrant doit alors réaliser un « wow project » (prononcer « waou ») pour expliquer« quelles sont ses valeurs, pourquoi c'est un bon recrutement », explique Alexandre Terrien, un des trois sandboxers à plein temps qui coordonnent le réseau depuis Londres.
Pour son « wow », Victoria Lelandais, Française qui travaille pour la foire d'art contemporain Art Dubai, a ainsi présenté un projet dans un camp palestinien. « Dix jours d'atelier de peinture avec des enfants afin de repeindre leurs murs vétustes. Le matériel est resté à l'école, l'opération se poursuit cette année »,explique-t-elle. Pour inspirer les candidats, un tumblr donne des exemples (Sandboxwows.tumblr.com). L'organisation a accueilli 190 nouveaux en 2013 et devrait dépasser les 400 recrues supplémentaires cette année, précise Alexandre Terrien. Ce dernier prépare pour cet automne, au Costa Rica, un « Woodstock de l'innovation » qui rassemblera des centaines de membres.
Ce réseautage entre soi ouvre évidemment des portes. Kashuo Bennett, architecte sandboxer de Washington, s'attendait à prendre une année sabbatique en suivant son épouse, historienne au Kenya. « Quelques semaines après mon arrivée, j'ai commencé à travailler sur des films 3D dans le studio de Chief Nyamweya. » Kyra Maya Phillips, auteur britannique, voulait s'approcher de Lady Gaga pour un projet de livre, c'est chose faite grâce au réseau. Mark Kaigwa, blogueur star au Kenya et consultant de 26 ans, reconnaît : « C'est mon statut de premier ambassadeur Sandbox en Afrique qui m'a ouvert les portes de l'African Leadership Network », prestigieux rassemblement de l'élite africaine.
CERTAINS SANDBOXERS SONT DES CUMULARS
La planète bouillonne de clubs de cerveaux prometteurs, terrains de recrutement des multinationales qui financent de grands sommets et des « projets » innovants. Comme le « One Young World » lancé par David Jones, l'ancien dirigeant deHavas, ou le « Youth Program » de l'Open Innovation Forum, en Russie.
Certains sandboxers sont d'ailleurs des cumulars. Rand Hindi appartient ainsi aux Global Shapers (club des moins de 30 ans identifiés par le World Economic Forum de Davos) mais aussi au réseau d'entrepreneurs high-tech Kairos Society.« Nous sommes environ 5 000 à nous retrouver un peu partout. Mais rien ne ressemble à Sandbox », note l'auteure Rahaf Harfoush, syrienne et canadienne, ambassadrice mondiale de Sandbox mais aussi vice-curatrice des Global Shapers. « Les sandboxers savent tous qu'ils ont fait des choses exceptionnelles, mais ils veulent construire avant tout des liens. »
A l'opposé des clubs instaurés par des élites établies, Sandbox organise l'émulation entre soi. Sur la page Facebook, une centaine de messages postés par jour : des demandes de conseils, d'avis sur un projet, de mises en contact… Rahaf Harfoush se souvient : « Fabian m'a recrutée en disant : “Qu'est-ce qui se passerait si les gens qui vont gouverner le monde s'étaient rencontrés non pas à 42 mais à 22 ans ?” » Le véritable « rosebud », en fait, du réseau.
ÊTRE ADOPTÉ AVANT L'ÂGE FATIDIQUE
La centaine d'ambassadeurs vient de se réunir sur la très select Osea Island (île sans Internet) pour gamberger sur le business model afin de pérenniser le réseau financé principalement par des business angels. Les pistes ? Une cotisation, du conseil auprès des entreprises… Certains membres ayant cette année 30 ans, il a aussi été décidé que l'on restait sandboxer à vie. Il faut juste être adopté avant l'âge fatidique.
Ce développement organique, mondial et horizontal (les pairs servent de recruteurs) est certes caractéristique d'un XXIe siècle numérique, mais « tout a changé, rien n'a changé », remarque la sociologue Stéphanie Grousset-Charrière, auteure de La Face cachée de Harvard (La documentation française, 2012). « Avec Internet, l'échelle est radicalement différente. A Harvard, ce sont des chasseurs de têtes qui identifient les personnes à haut potentiel. Ici, ce sont les membres de Sandbox eux-mêmes, un recrutement qui apporte une certaine démocratisation et plus de brassage. . Mais la finalité est toujours de créer un réseau d'entraide et d'influence, note-t-elle. Quel que soit le siècle, les élites ont toujours un instinct quasi grégaire, animal. Elles ont envie de l'entre-soi en quête d'effervescence intellectuelle. »
Quand deux sandboxers se rencontrent, le hug – l'accolade – est un rite. Un quotidien suisse les a déjà qualifiés de « francs-maçons de l'innovation ». Cécile Révauger, spécialiste des diverses franc-maçonneries, pointe les différences. Chez les francs-maçons, « l'âge n'est pas un critère, l'attachement à la tradition est aussi important que le désir d'améliorer l'homme et la société, on respecte le secret et on a une certaine méfiance envers l'élitisme ». Pour autant, cette spécialiste reconnaît de vrais points communs. « Les francs-maçons sont des héritiers du XVIIIe, le siècle des Lumières. Ils ne se cachaient pas, avant que lepouvoir catholique ne les stigmatise, note-t-elle. Ils étaient alors peu nombreux et étaient les futurs leaders, les personnes les plus brillantes, sortant de l'ordinaire. Ils se recrutaient par cooptation à New York, Paris. »
Le « bac à sable » n'en est pas loin, une révolution numérique plus tard.
PANORAMA – Le temple d’Angkor se visite aussi sur ordinateur
Image du site sur Google Street View.
Inutile de payer un billet d'avion pour aller visiter le temple d'Angkor, au Cambodge. Le site vient d'être ajouté à Google Street View. Après le Taj Mahal, Venise, ou encore le Grand Canyon, Google s'est attaqué à la plus grande attraction touristique du "pays du sourire", dans le cadre de son projet d'hébergement des trésors culturels du monde.
Pour obtenir plus de 90 000 vues panoramiques du site d'Angkor, l'équipe Google a utilisé la fameuse voiture Street View et un système baptisé « trekker », soit un sac à dos surmonté d'un système d'appareils photographiques pour accéder aux « lieux étroits, exigus ou accessibles uniquement à pied ». A explorer en vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=rnK3Swwv08k
Le complexe du XIIe siècle est un symbole de l'architecture khmère, qui se fragiliseavec le piétinement régulier des milliers de touristes. « La gestion de l'impact du nombre de touristes est un défi important à relever, comme la promotion et l'engagement des communautés. Il faut mieux répartir les bénéfices », avait annoncé le vice-premier ministre du Cambodge, Sok An, en ouverture de la session du Comité international pour la conservation et le développement durable du site historique d'Angkor, au début de décembre.
L'initiative Street View est aussi stratégique pour Google, qui a pour but de devenir le géant du patrimoine mondial, notamment avec les plateformes en ligne Google Books et Google Art Project, auquel de nombreux musées français ont collaboré.
Mais que les défenseurs du tourisme se rassurent, le nouveau Street View n'empêchera pas la venue des visiteurs, puisque 3 millions de voyageurs sont attendus en 2014 à l'aéroport de Siem Reap, la ville voisine du site.
Je ne sais pas pour vous, mais moi ce matin, je me suis réveillé un peu ramollo, un poil mélancolique, sans aucune raison apparente. Surement un rêve qui a fait un croche-patte à mon moral sans que j'en ai conscience, allez savoir.
Mais quoi qu'il en soit, saviez-vous que le bonheur est conditionné à 40% par ce que vous faites, à 50% par votre code génétique et à 10% seulement par les conditions extérieures ? À partir de là, il devient donc logique et parfois nécessaire d'améliorer son quotidien, de mieux comprendre ce qui nous rend heureux, et de prendre le temps de le faire. Les petits ruisseaux font les grandes rivières comme disait mon oncle Archibald.
Je rajoute aussi une astuce personnelle qui fonctionne bien pour toutes les personnes un peu trop empathiques : éteignez votre télévision ou ralentissez un peu sur les journaux télévisés, vous souffrirez moins.
Des conseils simples pour concilier sport et travail
Que vous soyez un cadre débordé, un travailleur manuel avec un "boulot" physique ou encore un commercial au volant, voici mes conseils pour réussir à bien concilier sport et travail.
1- Quand faire du sport ?
* Le matin : Faire du sport tous les matins est souvent considéré comme la meilleure méthode pour être en forme. Certains y arrivent dès le lever mais d'autres préfèrent se laisser 30 minutes pour "émerger". Le pour : Etre tonique dès le réveil pour la journée et accumuler une "bonne fatigue" pour s'endormir facilement le soir venu. Le contre : Il faut être du matin. Ne vous forcez pas si ce n'est pas votre tasse de thé. Vous accumuleriez de la fatigue et de la nervosité.
* Le midi : Se réserver du temps pour une session de sport le midi est de plus en plus courant. Le pour : Permet de couper sa journée en 2 et de se changer les idées pour repartir plus performant l'après-midi. Le contre : Cela nécessite des installations proches, notamment pour se doucher et se changer. Soit votre lieu de travail est adapté ou proche d'une salle de sport, soit vous devrez pratiquer en extérieur (exemple : course à pied) et trouver ou vous changer et doucher (exemple : pouvoir repasser chez vous...).
* Le soir : C'est la voie la plus classique pour pratiquer son sport, que se soit en salle, avec un club de sport, à la piscine ou en extérieur (course à pied notamment). Le pour : utile pour se défouler et relâcher le stress et la tension accumulés pendant la journée. Le contre : Si pratiqué trop tard, peut retarder l'endormissement et entrainer une mauvaise récupération et de la fatigue.
* Le week-end : Plutôt une solution de secours, le sport occasionnel le weekend permet à ceux qui n'ont pas pu en faire durant la semaine de se "rattraper". D'autres en profitent pour faire des activités sportives en famille ou entre amis. Le pour : le weekend, l'ambiance est plus "relax" et le temps et les amis sont plus faciles à trouver pour faire du sport. Le contre : le sport du weekend n'est souvent pas régulier et parfois les "sportifs du dimanche" tentent de se surpasser pour avoir plus de résultat.
2- À quel rythme et intensité faire du sport ?
Cette question a une réelle importance. Un bon dosage de son activité physique est la clé du succès. Le rythme et l'intensité dépendent de votre niveau et de votre régularité. Vous devez être progressif et respecter votre fatigue et vos éventuelles douleurs. Comme vous pourrez le lire ci-dessous, 2 bons exemples sont de faire 3 sessions d'une heure par semaine ou bien 1 session de 30 minutes tous les matins.
3- Quelques conseils simples pour concilier sport et travail
Suivez une routine : se créer des habitudes permet de rythmer son corps et d'éviter de "sauter" vos sessions de sport.
Tout changement doit se faire progressivement pour ne pas se fatiguer et habituer son corps aux contraintes du sport (ça vous évitera les blessures).
Ne pas se forcer à "être du matin" si on ne l'est pas !
Se faire encadrer selon ses besoins. Si par exemple vous n'êtes pas assez motivé, organisé ou avez peur de mal faire certains mouvements, n'hésitez pas à vous faire encadrer par un professionnel. Cet article pourrait vous intéresser : Avez-vous besoin d'un Coach Sportif ?
4- Exemples concrets pour allier Sport et Travail
* Exemple 1 : Cadre débordé qui veut reprendre le sport : Typiquement, ce profil réalise une fois du sport le week-end de temps en temps. 2 options sont plus adaptées : faire du sport le midi ou finir un peu plus tôt (2 fois par semaine par exemple le mardi et le vendredi). En plus d'une session le week-end, cela vous permettra de maintenir votre forme. Pendant la mise en place du programme, il vaut mieux être encadré par un coach sportif. Une fois habitué, je vous conseille de revoir ce coach sportif de temps en temps pour garder votre motivation.
* Exemple 2 : Travailleur manuel avec un "boulot" physique qui veut s'entretenir : Ce profil réalise suffisamment d'activité physique. Par contre, on retrouve souvent un manque de souplesse et/ou une mauvaise exécution de certains gestes au travail. La meilleure option est de réaliser des exercices quotidiens de souplesse et d'échauffement le matin avant de commencer le travail. L'objectif est d'attaquer la journée en étant suffisant tonique pour bien se positionner, bien travailler et éviter les blessures. Un coach sportif peut être efficace pour mettre en place un petit programme de 10 à 30 minutes. Par la suite, il suffira de vérifier ou voir de nouveaux mouvements de temps en temps.
* Exemple 3 : Commercial au volant qui veut garder sa ligne et protéger son dos : Ce troisième profil dispose, en général, d'un avantage mal exploité : avoir la liberté d'adapter son planning en fonction de ses rendez-vous. Un bon exemple serait de prévoir 3 sessions de sport dans la semaine à des heures moins "bookées".
Prendre un abonnement dans une salle de sport est une option intéressante puisque vous pouvez vous y rendre à tout moment, notamment aux heures creuses, le top étant de planifier ses sessions de sport le dimanche pour la semaine suivante.
Yann Couderc est Diplômé d'Etat (France) en Masso-Kinésithérapie, spécialiste en kiné du sport. Il est l'auteur du blog LeCoinForme.com. Retrouvez ses conseils sur sa page Facebook.