vendredi 8 août 2014

Lundi 4 août / 2e : Les taux des crédits immobiliers enfoncent de nouveaux planchers

http://mobile.lemonde.fr/immobilier/article/2014/08/06/les-taux-des-credits-immobiliers-enfoncent-de-nouveaux-planchers_4467187_1306281.html

Les taux des crédits immobiliers enfoncent de nouveaux planchers

A la suite des mesures annoncées en juin par la BCE, le taux des emprunts d'Etat français a battu de nouveaux records à la baisse. | AP/MICHAEL PROBST

A la faveur de l'été, les taux des prêts immobiliers enfoncent de nouveaux planchers. En moyenne, ils se sont établis à 2,70 % en juillet, contre 2,81 % en juin, selon le baromètre de l'Observatoire Crédit logement-CSA. Pour août, le courtier en crédit immobilier Cafpi annonce un taux moyen fixe sur vingt ans de 2,59 %, avec un plancher à 2,15 % pour les meilleurs dossiers.

Les mesures prises en juin par la Banque centrale européenne (BCE) ont eu un impact fort sur le marché des emprunts d'Etat, et, par ricochet, sur celui des crédits immobiliers. La baisse de 0,15 % en juin du principal taux directeur de la BCE et la décision de faire passer la « rémunération » des dépots des banques à un niveau négatif (— 0,10 %) ont provoqué une nouvelle détente du marché obligataire français. Depuis le 5 juin, date des annonces de la BCE, le taux de l'obligation assimilable du Trésor (OAT) dix ans est passé de 1,77 % à 1,56 %. Au 1er janvier, il ressortait encore à 2,56 %.
L'observatoire Crédit logement-CSA souligne le caractère inédit de ce mouvement baissier depuis les années 1940, tant dans l'ampleur que dans le temps. Pour les experts du Cafpi, « cette situation devrait perdurer jusqu'à la fin de l'été et assurer ainsi un maintien des taux à un faible niveau pendant encore plusieurs mois ».
En l'absence de toute tension inflationniste, le contexte devrait, en effet, rester durablement favorable aux emprunteurs. « Le taux d'inflation en Europe est au plus bas, à 0,5 %, alors que la BCE a pour mission de le maintenir à un niveau proche de 2 %. Une remontée des taux est inenvisageable tant que l'inflation est inférieure à 2 % », estime Pascal Beuvelet, président d'In&Fi Crédits, réseau de courtage en crédits. La situation actuelle est aussi favorable aux renégociations de crédit, en particulier pour ceux qui ont emprunté entre le début de 2011 et la mi-2012, quand les taux étaient nettement plus élevés. 
Par Jérôme Porier

Lundi 4 août : Retraites : vers un retour à l'équilibre en 2020 ?

http://mobile.lepoint.fr/economie/retraites-le-comite-de-suivi-rend-son-premier-avis-15-07-2014-1846333_28.php

Retraites : vers un retour à l'équilibre en 2020 ?

Le comité de suivi instauré par la réforme Ayrault est optimiste pour les retraites de base, mais s'inquiète de l'avenir des retraites complémentaires.

Pour 2014, le déficit du régime vieillesse devrait s'élever à 1,3 milliard.
Pour 2014, le déficit du régime vieillesse devrait s'élever à 1,3 milliard. Darek Szuster / Maxppp
L'objectif d'un retour à l'équilibre pour les retraites de base d'ici à 2020 "reste accessible", mais l'avenir des retraites complémentaires est plus préoccupant, estime le comité de suivi des retraites dans son premier avis remis mardi au Premier ministre. Instauré par la réforme des retraites promulguée en janvier 2014, ce comité de cinq membres doit rendre au plus tard le 15 juillet un avis annuel destiné à évaluer si le système s'éloigne de ses objectifs (traitement équitable des assurés entre les générations et entre hommes et femmes, pérennité financière du système).
Pour les régimes de base et "compte tenu des mesures récemment prises" (gel des pensions supérieures à 1 200 euros, allongement de la durée de cotisation, etc.), "la trajectoire de retour à l'équilibre financier d'ici 2020 reste accessible, sous réserve de la réalisation des prévisions macro-économiques retenues dans le cadre du programme de stabilité", estime le comité fraîchement constitué, fin juin. "Compte tenu des effets des réformes passées et des mesures en cours d'examen", "la situation et les perspectives du système de retraite ne s'éloignent pas de façon significative des objectifs définis par la loi", notamment celui des taux de remplacement (rapport entre les derniers salaires et les pensions), indique le comité.

Pas de recommandations

Pour 2014, le déficit du régime vieillesse devrait s'élever à 1,3 milliard. Mais les dernières prévisions indiquent que le régime général et le fonds de solidarité vieillesse (FSV, qui finance les cotisations retraite des chômeurs) pourraient être équilibrés dès 2017 (un excédent de 0,8 milliard du premier compensant un déficit de 0,8 milliard d'euros du second). Pour les retraites complémentaires (Agirc-Arrco gérées par les partenaires sociaux), les récentes mesures sont cependant insuffisantes : les réserves seront épuisées en 2018 et 2024 si aucune mesure n'est prise. Le comité sera "attentif" dans son prochain avis à l'accord qui pourrait déboucher en 2015 sur des négociations.
Dans son premier avis délivré six mois seulement après la promulgation de la loi, le comité ne formule pas de recommandations, ce dont se "félicite" le gouvernement, car cela "atteste du caractère solidaire de notre système de retraites" et démontre "les effets positifs et responsables à court et long termes de la réforme des retraites conduite en 2013", indique Manuel Vallsdans un communiqué.

Le comité de suivi attend les futures projections du conseil d'orientation des retraites, prévues d'ici à la fin de l'année, qui prendront en compte les effets de la récente réforme. Cette dernière prévoit un allongement de la durée de cotisation - pour une retraite à taux plein - qui atteindra 43 ans (172 trimestres) en 2035, pour les générations 1973 et suivantes. En revanche, la loi ne touche pas à l'âge légal de départ à la retraite, qui reste fixé à 62 ans. Les mesures de cette réforme rapportent environ 7 milliards d'euros en 2020, permettant de combler le déficit du régime général (salariés du privé). Mais, tous régimes confondus, le déficit s'élèvera à 20 milliards d'euros en 2020, selon les prévisions du comité.


Dimanche 3 août : La première imprimante 3D pour la maison

http://mobile.lemonde.fr/pixels/article/2014/07/11/la-premiere-imprimante-3d-pour-la-maison_4449637_4408996.html

La première imprimante 3D pour la maison

Etes­-vous prêt à accueillir une usine miniature à la maison ? Elle occupe le volume d’un four, et derrière sa porte vitrée, elle fabrique des objets en matière plastique. Des bijoux, des jouets, des objets de décorations. Voici l’imprimante 3D de XYZ Printing. C’est la première imprimante solide, bien conçue, et prête à l’emploi qui soit vendue moins de 1 000 euros. Ouvrons la boîte de pandore de l’impression domestique.

Pour quoi faire ?

Que peut­-on imprimer avec la Da Vinci 1.0 ? Chacun trouvera des idées d’objet facilement. L’impression 3D séduira les hommes comme les femmes, les adolescents comme les adultes. Voici une série d’impressions 3D que nous avons réalisées.

Bijoux : bagues et bracelets | LeMonde.fr
Objets de déco : coque pour smartphone, figures géométriques | LeMonde.fr
Jouets : nounours, puzzle en trois dimensions, petite auto | LeMonde.fr
Objets de bricolage : passe­fils, porte­casque, pièce de rechange | LeMonde.fr
Sculptures : formes classiques ou fantaisistes | LeMonde.fr

Où trouver les objets ?

Pour imprimer un objet, il faut un plan : un fichier 3D. On peut le télécharger sur Internet. Des milliers de « modèles 3D » sont disponibles sur Thingiverse.com et Xyzprinting.com.
Gratuits, les objets y sont classés très clairement, par catégorie. Deux autres galeries 3D moins bien ordonnées méritent le détour : 3dcadbrowser et 3dmodelfree. Sans oublier Turbosquid, si vous êtes prêt à payer quelques euros par modèle 3D.

Le modèle et son impression | LeMonde.fr

Derrière chaque objet, il y a un créateur. Certains laissent des commentaires à côté de leurs créations, révélant souvent une vision militante. L’impression 3D permettrait de « s’affranchir des intermédiaires » commerciaux et marketing. Les objets voyageraient « en ligne droite » du créateur à l’utilisateur, sans rapport mercantile. N’importe qui pourrait télécharger un plan 3D, l’améliorer, et l’offrir à la communauté.
Après quelques heures passées sur Internet à explorer les galeries d’objets 3D, le mal à la tête guette. Trop de modèles. Trop d’objets inutiles. L’envie de créer notre propre objet naît. On l’imagine parfait : design soigné, taille idéale, forme adaptée à nos besoins.
Après tout, l’imprimante ne porte­t­elle pas un nom évocateur, « Da Vinci » ? Il va falloir faire preuve de détermination. Les logiciels 3D sont complexes à maîtriser. Faire fonctionner notre imagination en trois dimensions est un défi. Un exercice radicalement nouveau, qui réjouira certains, et découragera les autres.
Les logiciels de création 3D se classent en trois familles : les simplistes, qui deviennent vite frustrants, les machines à gaz, qu’on met des jours à maîtriser, et « oh bonheur », les logiciels artistiques, qui permettent de sculpter un peu comme on modèle la terre glaise.

Avant et après | LeMonde.fr

Au final, l’effort est justement récompensé. La première fois qu’on observe notre création s’imprimer, un déclic se produit. Notre rapport aux objets change un petit peu. Nous ne sommes plus un simple consommateur d’objets. Un petit vent de liberté souffle.
>> Voir notre article : Comment créer un objet 3D
Nous savons maintenant comment créer un objet, ou comment télécharger un objet. Reste une troisième façon de nourrir l’imprimante : scanner un objet. Par exemple, numériser une sculpture en trois dimensions pour pouvoirl’imprimer. XYZprinting commercialise une imprimante 3D dotée d’un scanner, la Da Vinci 2.1, vendue moins de 1 000 €. Un véritable « photocopieur 3D ».
La philosophie sous­jacente est moins séduisante : recopier plutôt que créer. Mais elle trouvera son public sans difficulté. Les designers et les artistes peuvent légitimement s’inquiéter. Fort heureusement, ce « photocopieur 3D » ne servira pas uniquement à la contrefaçon. Il permettra aussi aux bricoleurs de scanner des objets cassés, puis de les réparer en 3D, avant de les imprimer. Les bricoleurs en rêvaient, la technologie leur fait ce beau cadeau.

Comment ca marche ?

Voir fonctionner cette imprimante 3D est fascinant. Toutes les imprimantes grand­-public utilisent la même technologie « additive ». Le principe est simple, il fonctionne par étages. L’imprimante dépose un premier niveau de plastique, fin comme un cheveu. Puis elle bâtit un deuxième niveau par­dessus, suivi d’un troisième, et ainsi de suite. Pour fabriquer un objet de 10 centimètre de haut, il faut un millier d’étages.
Un contenu de cette page n'est pas adapté au format mobile, vous pouvez le consulter sur le site complet.
La matière première est un plastique ordinaire, celui des légos, l’ABS. Ce plastique est stocké dans la cartouche d’impression sous forme de fil. La tête d’impression avale ce fil, puis le chauffe à 210 degrés pour qu’il fonde. Un mince filet de plastique en fusion s’échappe de la tête d’impression, qui le dépose à chaud sur le plateau d’impression. La tête d’impression forme des lignes d’un dixième de millimètres en se déplaçant, soit vers l’avant, soit vers le côté, mais jamais en hauteur. Pour fabriquer l’étage du dessous, c’est le plateau d’impression qui s’abaisse.
L’imprimante 3D est à peine plus bruyante qu’une imprimante papier. Les mouvements de la tête d’impression sont fascinants de vélocité et de précision. Ce qui frappe le plus, c’est l’intelligence des déplacements. Observée de près, on comprend que l’imprimante ne dépose pas le plastique au hasard, mais en fonction d’une stratégie subtile.
L’ordre dans lequel elle passe et repasse, les temps d’attente qu’elle s’impose, les variations d’épaisseur, la géométrie des remblais, témoignent d’une intelligence artificielle sophistiquée. On croirait voir un artisan sculpter avec art. Les objets sont partiellement creux, très solides, et très légers à la fois. La consommation de plastique est donc optimale. Impossible d’obtenir la même légèreté en usine : les pièces en plastique injecté utilisent plus de matériau.

En pratique : trop d’échecs

Venons­-en à l’essentiel : la mise en service de l’imprimante. Le déballage est facile. On place la cartouche de plastique dans son emplacement. On glisse le fil d’ABS dans la tête d’impression. On lance l’alimentation en fil dans les menus limpides de l’imprimante. On installe le logiciel d’impression sur l’ordinateur. Reste à lancer la première impression.
Suspense. Nous choisissons un objet, puis nous cliquons sur « print ». Nous déposons un peu de colle sur le plateau d’impression et nous attendons. L’impression démarre enfin. C’est magique ... Mais quatre fois sur cinq, c’est l’échec.
Les raison de ces échecs varient. On finit par comprendre que certaines formes posent problème. Aucun souci avec une réplique de l’Empire State Building. La base du bâtiment est large, les murs sont pleins, ils montent sans trop s’incliner vers l’intérieur.
Mais difficile d’imprimer la tour Eiffel. Avec ses longs porte-­à-­faux au dessus du vide et ses poutres en dentelle, c’est un cauchemar. Notre imprimante 3D préfère bâtir sur du solide plutôt que sur du vide.
Rapidement, on est tenté d’éliminer les objets complexes, sans même essayer de les imprimer. On choisit des objets à l’esthétique minimaliste, géométriques, assez ressemblants. C’est une erreur. Mieux vaut s’obstiner à imprimerdes objets difficiles. Au bout de quelques dizaines d’ « heures de vol », on finit par passer un cap. On réussit enfin les impressions qu’on croyait impossibles.

Tout un savoir à accumuler

La maîtrise de l’impression 3D ne s’offre pas sans efforts. Il faut explorer longuement les réglages de l’imprimante et déployer des trésors d’ingéniosité. Tous les problèmes n’ont pas de solution.
Exemple, le logiciel refuse un quart des modèles 3D : incompatibles. D’autres modèles s’impriment en tout petit, mais refusent de s’imprimer en grand. Heureusement, la plupart des problèmes sont solvables. Le logiciel de la Da Vinci est un auxiliaire précieux. Il est remarquable de clarté.
Avec un peu de pratique, on rate beaucoup moins d’impressions. Le taux d’objets réussis passe environ de 20% à 60%. Mais beaucoup de belles idées refusent toujours de s’imprimer, comme les bijoux trop subtils, ou les objets trop ajourés. D’autres impressions cumulent les problèmes, et il faut s’y reprendre à quatre ou cinq fois pour réussir.
Un véritable gouffre de temps. A chaque échec, il faut annuler l’impression, laver le plateau, décrasser la tête d’impression, déposer de la colle, ouvrir le logiciel, charger l’objet, attendre que l’imprimante chauffe. Le tout prend une dizaine de minutes. Sans compter le temps passé ensuite à surveiller l’impression. On met parfois deux heures à trouver les bons réglages. Résultat : les nerfs sont soumis à rude épreuve.
On n’imprime que quelques objets par jour, et on apprend vraiment lentement. Certains jours, les échecs répétés font chuter la motivation bien bas.
Voilà le principal défaut de l’imprimante 3D domestique. Il lui manque un assistant d’impression intelligent, capable de conseiller les réglages optimaux en fonction de l’objet. Ou mieux, de régler l’impression sans notre aide. Sans cette amélioration, l’imprimante 3D ne deviendra jamais un produit véritablement grand public.

Les limites du plastique

Les premières impressions sont tout à fait magiques. Passé l’émerveillement, une pointe de déception peut se manifester. Les objets sont loin d’être parfaits. Comparés aux objets du commerce, leur finition est médiocre. L’empilement des couches est visible à plus d’un mètre. On peut s’en contenter.
On peut aussi corriger le problème. On entre dans la phase « finition ». Le résultat est parfois magnifique. Mais il demande, lui aussi, un véritable savoir-­faire.

Après et avant l'acétone | LeMonde.fr

Poursuivons notre comparaison avec les objets du commerce. Les objets imprimés en 3D sont-­ils aussi solides ? Les pièces produites par impression 3D sont suffisamment robustes pour envisager nombre d’applications de bricolage : pièces de rechange, outils, passe-­câbles, socles, cales, fixations murales. Mais ils doivent être conçus très épais, et ils ont tendance à s’user très vite.
Certains jouets sont dangereusement fragiles : à éviter avec les nourrissons. Quant aux bijoux les plus fins, ils sont très cassants. Les bagues délicates et ajourées ne survivent que quelques jours. Heureusement, la plupart des objets imprimés sont résistants. On peut les faire chuter de haut sans conséquences. On peut les serrer dans la main sans risques.
L’ABS est­-il un matériau salissant ?
Tant qu’il n’est pas poli, ses aspérités s’encrassent facilement. Lorsqu’on porte une bague, il faut la laver régulièrement.

Les couleurs des cartouches | LeMonde.fr

Quid des couleurs ?
 La Da Vinci 1.0 n’imprime qu’une couleur à la fois. Sa grande sœur, la Da Vinci 2.0, peut imprimer en bicolore grâce à ses deux têtes d’impression. Son tarif reste inférieur à 1000€. Le choix des couleurs est hélas fort restreint. XYZprinting n’en propose qu’une douzaine. On s’en lasse rapidement.
Pourquoi ne pas contourner le problème en achetant du fil d’ABS à d’autres fournisseurs ?
Au passage, on payerait beaucoup moins cher. Hélas, l’imprimante refuse de fonctionner : ses cartouches d’impression intègrent une puce de sécurité. La seule solution pour contourner ce problème serait de modifier le micrologiciel de l’imprimante. Mais l’astuce est extrêmement complexe à mettre en œuvre.
Quid de la taille des objets ?
Elle est limitée à 20 centimètres de côté. L’objet mesurera donc au maximum 20x20x20 cm. C’est mieux que beaucoup d’imprimantes concurrentes. On peut même aller au­-delà en rusant : découper l’objet en plusieurs parties, puis les coller après impression. Mais attention : la découpe avec un logiciel 3D est complexe, et les grands objets consomment énormément de plastique.

Une imprimante réellement démocratique ?

Les premières imprimantes 3D datent des années 80. Longtemps, leur usage est resté cantonné aux entreprises, prêtes à payer quelques dizaines de milliers d’euros l’unité. Il faut attendre 2008 pour qu’un modèle domestique connaisse un certain succès : la « RepRap », vendue en pièces détachées.
En 2012, la première imprimante personnelle de série est lancée, la Makerbot, au prix prohibitif de $2 000 (1 464 euros). Le modèle que nous testons coûte quatre fois moins cher : $500 (366 euros).
La Da Vinci 1.0 est fabriquée en grand volume par la firme Taiwanaise XYZ Printing, filiale du mastodonte industriel Kinpo. Petite déception, le prix de l’imprimante s’alourdit en passant la frontière : 600 euros sur Amazon.fr. Sanscompter les frais de livraison qui portent la facture à 700 euros.
Deuxième mauvaise surprise : le coût des cartouches d’impression est prohibitif : 70 euros les 600g. Trois fois le prix habituel de l’ABS. Le coût d’impression des petits objets demeure raisonnable. Comptez 5 centimes pour une bague, 1,50 euro pour un petit nounours de 6cm, 3 euros pour notre sphère ajourée de 10 cm. Mais au-­delà de 10 cm de hauteur, les objets coûtent généralement plus de 10 euros. A lui seul, un objet de 15cm peut vider une cartouche valant 70 euros.
Quid de la consommation électrique ?
Elle est tolérable : quelques centimes par impression. La Da Vinci n’est guère plus gourmande qu’une grande télévision.
Le prix des cartouches fera­t­il regretter l’achat d’une Da Vinci ?
Pas forcément. Les imprimantes concurrentes sont vendues 1 000 à 2 000 euros. Mais pour faire un achat intelligent, il faudra éviter les impressions de grande taille. Et ne jamais franchir la barre des 200 ou 300 objets imprimés.
La meilleure façon de procéder est la suivante : faire ses gammes sur la Da Vinci 1.0, et si la passion perdure, la revendre, pour acquérir un modèle plus économique à l’usage. La revente devrait être facile. La Da Vinci s’est installéeen tête des « meilleures ventes » de la boutique 3D d’Amazon US.

Faut-­il craquer dès aujourd’hui ?

Sans conteste, l’impression 3D est fascinante et ludique. Elle développe la créativité. Elle exerce une attraction sur les visiteurs de passage. Mais c’est un gouffre de temps. Avant de maîtriser l’art subtil de l’impression 3D, on traverse un douloureux apprentissage, qui dure plusieurs dizaines d’heures. Pour en sortir la tête haute, mieux vaut être bricoleur, astucieux, et à l’aise en informatique.
Passé ce délai, on réussit la majorité des impressions. Certaines demeurent malheureusement longues, laborieuses, voire impossibles.
Le jeu en vaut-­il la chandelle ?
Pour la majorité d’entre­-nous, les objets 3D ne changent pas la vie. Ils apportent une touche de personnalisation à nos intérieurs, et résolvent quelques menus problèmes de bricolage.
Pour les tempéraments artistiques en revanche, c’est une porte ouverte sur un bel espace de création. A 700€ le ticket d’entrée, l’impression 3D est un hobby coûteux, et pourtant indéniablement excitant. Explorer ce nouveau territoire peut tenir en haleine quelques centaines d’heures.
Alors ... faut­-il craquer ?
Tout dépend de votre personnalité. Si vous êtes d’un naturel curieux, patient, inventif, ingénieux, obstiné, la réponse est positive. Mais si vous ne possédez aucun de ces traits de caractère, mieux vaut passer votre chemin.
Reste une dernière question. Est­-ce un cadeau intelligent pour un ado ?
La réponse est oui, mille fois oui, si sa personnalité s’y prête. L’imprimante développera sa créativité et son ingéniosité. Elle pourra même forger une vocation, comme les premiers PC dans les années 80, qui ont courbé le destin de beaucoup d’adolescents.
L’industrie de l’impression 3D est en pleine croissance : médicament, bâtiment, aéronautique, bureaux d’étude, etc. Sans compter les applications domestiques qui pourraient naître. D’autres usages restent à inventer.
Reprenons le parallèle avec la naissance de l’ordinateur personnel. Au début des années 70, personne n’avait d’idée précise sur le rôle que pouvait tenir un ordinateur à la maison. A l’époque, le traitement de textes et l’Internet étaient des idées embryonnaires.
L’invention avait précédé l’usage. L’impression 3D est dans son enfance. Beaucoup d’usages restent à imaginer. L’impression 3D pourrait se transformer en gisement d’emplois qualifiés.
Par Nicolas Six

Samedi 2 aout : Un camping-car amène douche et dignité aux sans abris

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/08/02/un-camping-car-amene-douche-et-dignite-aux-sans-abri

Un camping-car amène douche et dignité aux sans-abri

AFP / Pierre ANDRIEU

Tous les mercredi et vendredi, ils l’attendent. Quand le camping-car blanc et bleu de Mobil’douche sillonne les rues parisiennes, les sans-abri savent qu’ils peuvent y grimper pour se laver, se changer ou boire un café. 

«L’été, on transpire, on sent la transpiration, c’est important de prendre une douche». Ce mercredi, Brigitte, 40 ans, a quitté sa place devant le supermarché du XIVe arrondissement où elle fait la manche pour entrer dans le camion garé juste à côté. Une serviette propre, du savon, et elle profite d’un quart d’heure d’intimité. «Ca fait du bien!», s’exclame-t-elle en sortant, ses cheveux courts encore mouillés, un nouveau t-shirt sur le dos. 

Depuis un peu plus de deux ans, Mobil’douche s’est fait connaître des SDF du sud de Paris où ce véhicule ambulant vadrouille. L’idée a germé dans la tête de Ranzika Faïd, chargée de mission au ministère du Travail et bénévole auprès des démunis «depuis vingt ans». «Tout est venu d’une enquête de BVA commandée par Emmaüs. Les SDF listaient leurs attentes, parmi lesquelles: "rester propre". Ca a été un déclic», explique Mme Faïd, enfant de la Ddass qui a «toujours été sensible à la précarité». 

Elle pense d’abord à un bus mais celui-ci se révélant «trop compliqué à adapter», se rabat sur un camping-car acheté sur Leboncoin.fr et qui a été spécialement aménagé. Avec ses 6,50 m de long, il peut se garer au plus près des personnes dans la rue et complète les bains-douches parisiens, fréquentés par 67% des personnes à la rue, selon une enquête du Samu social de Paris publiée en juillet. Près de 63% des personnes dormant dans la rue prennent une douche plus d’une fois par semaine, d’après cette étude menée fin 2011. 

Le 6 mai 2012 à 20h00, au moment où François Hollande devenait président de la République, «Jo», un sans abri parisien étrennait la Mobil’douche, un souvenir «émouvant» pour la présidente de l’association. Depuis, Mobil’douche a ses habitués, comme Dominique, 50 ans, barbe grise et casquette. «Quand le camion passe, ça nous fait revivre un peu», parce que la rue, «c’est très dur quand même», confie-t-il. Certes, il peut aussi se laver «à la dure, avec des bouteilles d’eau» ou fréquenter des structures d’accueil. Mais pour cet homme amputé au genou et muni d’une prothèse, se déplacer n’est pas évident. «Allez Dom, c’est parti!», l’encourage un copain de galère, tandis que le SDF gravit les marches du camping-car, aidé par un salarié de l’association. 

Dans la cabine, un siège est installé pour lui permettre de se laver avec plus de facilité. «ça me rend immensément service», résume-t-il. «On reste propre, on reste digne. C’est ça le plus important, c’est rester digne». Tristan, bénévole pour Mobil’douche, en sait quelque chose. A 24 ans, il a passé huit ans dans la rue. La saleté «ça met un frein au rapport social», explique-t-il. «Moi personnellement, quand je sens fort, j’ai pas envie d’aller voir les gens par exemple» et réciproquement: «Les gens ont peur des maladies». 

Même si certains sans-abri ont besoin de plusieurs mois avant de franchir la porte du camping-car pour se laver, «le fait de retrouver cette dignité, ça leur fait du bien, psychologiquement et physiquement», constate le jeune homme. «On a permis à des gens de retrouver la force de se soigner. Pour ceux qui travaillent, ça leur permet de rester discret, de garder leur emploi. Certains ont retrouvé la force de contacter leur famille», raconte Mme Faïd. «Pour d’autres, le désir renaît. Ils se sont mis en couple. Ils se sentaient de nouveau présentables et se sont dit: c’est possible pour moi aujourd’hui.»

Vendredi 1er août : 10 exercices pour perdre nos "poignées d'amour" !

http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/08/exercices-ventre-plat-poignees-damour_n_2457092.html

PHOTOS. 10 exercices pour perdre vos poignées d'amour

FORME - Les poignées d'amour peuvent sembler romantiques mais, pour la plupart des gens (qui les ont), elles résistent avec force à la plupart des régimes. Alors pour vous aider à perdre vos chères poignées d'amour, Le Huffington Post Canada a compilé pour vous ces 10 exercices.
Mais d'abord, un peu d'histoire! Le terme "poignées d'amour", utilisé pour décrire le gras autour de l'abdomen, est apparu dans les années 1960 quand les exercices pour les abdominaux sont devenus populaires, explique l'entraîneuse personnelle en fitness de Inside Out Fitness, Kyla Gagnon, située à Victoria, au Canada.
Ainsi, les poignées d'amour sont ce surplus de gras qui a du mal à partir posant aussi problème à la santé, puisqu'il augmente les risques de diabète, d'obésité et de maladies cardiaques.
Mais, il faut savoir que perdre physiquement ces poignées d'amour ne veut pas dire perdre du gras. Il faut faire des exercices ciblés pour muscler les abdominaux afin de renforcer les muscles (sous le gras) de cette partie du corps, sans oublier d'adopter une diète exempte de sucres, de sel et de mauvais gras.
Prêts à dire adieu à vos poignées d'amour? Voici dix exercices en images pour vous aider à atteindre votre but:

10 exercices pour perdre vos poignées d'amour
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Les redressements style bicyclette («Bicycle Crunch»)
Étendez-vous à plat sur le dos avec vos mains derrière les oreilles et soulevez vos jambes à un angle de 90 degrés. Puis ramenez vos genoux vers votre poitrine en tournant votre coude droit vers votre genou gauche et vice-versa. Quand vous ramenez une jambe vers la poitrine, étirez l'autre.

Le pivotement russe («Russian Twist»)
En position assise avec les genoux pliés et les pieds à plat, penchez-vous doucement en arrière avec le dos bien droit, en contractant vos muscles abdominaux. Étirez vos bras devant vous et pivotez le torse de chaque côté, le plus loin possible tout en gardant votre position de départ.

La planche avec les genoux («Plank Knee Drive»)
Que ce soit en position basse (les coudes touchant le sol) ou haute, faites la planche en ramenant votre genou droit tout en essayant de toucher votre coude droit, puis changez de côté. Ramenez toujours votre corps en position originale avant de changer de côté.

La planche de côté, avec les hanches («Side Plank Hip Dips»)
Une variante de la planche est de commencer en position originale puis de se tourner sur le côté. Laissez tomber vos hanches vers le sol en inspirant et remontez-les en expirant. L'idéal: 10 à 15 fois de chaque côté.

La planche de côté («Side Plank»)
Utilisez un bras pour vous soutenir et l'autre pour vous soulever, en gardant les pieds l'un au-dessus de l'autre. Idéalement, votre corps devrait former un «T».

La planche sur une balle («Stability Ball Plank»)
Utilisez un balle pour travailler votre stabilité, en vous appuyant dessus avec vos coudes et vos avant-bras. Une fois votre équilibre atteint, essayez de tenir la position de la planche pour 2 à 5 minutes.

La planche élevée («Elevated Plank»)
Encore, que ce soit en position de la planche basse ou haute, utilisez une surface comme un petit banc ou une balle pour surélever vos jambes.

La planche haute à partir des mains («High Plank From The Hands»)
Mettez votre corps en position de push-up puis ne bougez plus. Tenez la position avec vos mains situées directement en-dessous de vos aisselles et vos jambes bien droites. Collez votre nombril contre votre dos en le contractant pour créer un dos bien plat.

La planche basse sur les coudes («Low Plank From Elbows»)
Placez vos coudes et vos avant-bras sur le sol juste en-dessous de vos aisselles et soulevez votre corps avec les jambes bien droites. Tenez cette position pour 1 à 3 minutes.

Soulever des poids («Deadlift»)
Restez les jambes écartées et alignées sur vos épaules et pliez un peu les genoux pour vous mettre en position de squat. Utilisez des poids ou une balle lourde en les amenant devant vous tout doucement avec vos bras en avant et ramenez-les tout aussi doucement.